COMMENT SE DEPLACER ?

LOCATION  
Auto et moto 

Conduite à gauche, trafic intense, panneaux de signalisation en langue thaïe, parfois en anglais, défaut d’assurance des véhicules loués, complications juridiques, voire emprisonnement en cas d’accident (que l’étranger soit ou non responsable, surtout s’il y a des blessés), taux d’accidents élevé… Autant de raisons de vous dissuader de louer un véhicule. Il n’en reste pas moins qu’il peut-être intéressant d’être autonome et mobile sur certains parcours. C’est probablement davantage votre capacité d’adapta­tion, et de réaction, que d’éventuelles connaissances linguistiques qui devra vous décider. Pour vous situer la conduite, d’abord ces clins d’oeil :

Les Thailandais roulent à gauche… le plus souvent possible!

Les Français roulent à droite, les Anglais à gauche, les Thailandais où ils peuvent… Un conseil qui peut sauver une vie, quand vous apercevez un véhicule approchant en sens inverse, amorçant une manoeuvre de dépassement tout en faisant des appels de phare, freinez immédiatement et dégagez-lui la voie (d’autant plus rapidement s’il s’agit d’un camion).

Les appels de phare n’ont d’autre but que de vous indiquer que le chauffeur est ferme dans son intention de continuer sa manoeuvre. C’est terrifiant quand ça se répète tous les kilomètres. De même, si un imprudent vous dépasse alors que la voie n’est pas libre (en gros, un camion vient en face), il préférera un choc latéral à un choc frontal… c’est-à-dire qu’il va tout simplement essayer de vous faire sortir de la route.

Il vaut mieux donc préférer les institutionnels de la location (Avis, Hertz, SMT…), plus chers, parfois beaucoup plus chers mais qui, moyennant une franchise de 5000 bahts à 20 000 bahts, offrent la garantie de leur enseigne. Les locaux offrent parfois la garantie assurance, noir sur blanc dans leur contrat, mais elle risque de ne pas se véri­fier lors d’une collision et les conséquences seraient pénibles.

Pour les formalités, les institutionnels requièrent un minimum de deux ans de permis, 23 ans, et exigent un permis international. Pour les automobiles, si vous avez le choix, optez pour un modèle puissant qui vous permettra des dépassements rapides sur courte distance. Un modèle classique, proposé partout, est la jeep Suzuki Caribian, un modèle parfait pour des courtes balades tranquilles. Mais seulement dans ce cas.

Question deux roues, pour la maniabilité, la stabilité et le prix, la Honda Dream 80 cc (un vélomoteur à quatre vitesses avec embrayage automatique) est sans doute le meilleur choix pour ceux qui ne sont pas des motards expérimentés. Même si l’on ne bénéficie pas avec ce modèle, de la puissance de dépassement d’une moto.

Pour certaines routes de montagne en bordure de la frontière birmane, particulière­ment en fin de saison des pluies, préférez la trail 125 qui vous permettra de passer quasiment partout. Attention cependant aux deux temps et à son refroidissement par eau : montagne et puissance donne des températures élevées. La Honda AX 250 est certainement la moto la plus indiquée pour la région Nord. Quelques-unes sont dispo­nibles depuis fin 1995 à Paï. Attention, le propre de la location de moto en Thaïlande est le « ni permis, ni assurance ». Aucun loueur ne vous demandera un permis gros cube pour un V-Max ou une Harley à Phuket… ni aucune assurance – vol par exemple. Quand elle le serait, c’est une assurance caduque, et les dégâts seront quand même à votre charge.

Quelques observations pratiques de conduite :

  • Evitez de louer une moto sur le bord de mer. Préférez un loueur avec pignon sur rue et des mécaniciens. Lesquels ne vous feront payer que le prix de la réparation en cas de pépin.
  • Ce n’est pas en Theilande qu’on apprend à faire de la moto : évitez donc les remake Top Gun version gros cube : avec une moyenne de deux accidents corporels graves par jour à Phuket, la moto donne à réfléchir aux inexpérimentés.
  • En cas d’accident responsable (et probablement aussi si vous êtes « le plus riche » des deux accidentés), vous risquez d’être emprisonné jusqu’à versement d’une caution (de 20 000 bahts à 100 000 bahts) mais rien ne sera solutionné avant qu’un accord financier ne soit trouvé avec la partie adverse. Donc, attention aux carrefours et gare aux accélérations brutales sur Patong Beach.
  • Attention aux vols, qui se généralisent, donc faites dormir votre engin en face du gardien de votre hôtel.
  • Ivitez de rouler seul sur de longs parcours, ou dans des zones sensibles (frontière birmane notamment) et sur les routes de montagne. Il ne faut jamais se retrouver isolé en cas d’accident.
  • Impératif, le check up mécanique avant le départ. Soyez très méticuleux et ne faites confiance qu’à vous-même. L’entretien des véhicules de certains établissements est vraiment déplorable.
  • EvItez de rouler la nuit ou à la tombée de la nuit, ce sont les moments les plus dange­reux, et c’est une période propice aux courses de camions.

TAXIS

Depuis quelques années, les taxis avec compteur se sont généralisés à Bangkok et ceci, au point de ne pas connaître de temps d’attente ou très peu : un véritable luxe. Voitures récentes équipées d’air conditionné, prix modérés (la course démarre à 35 bahts et ne dépasse que très rarement les 100 bahts). Un moyen de transport privilégié. Il arrive que certains chauffeurs vous demandent un prix fixe, surtout la nuit. Refusez tout simplement et changez de voiture. En général, ce sont davantage les taxis stationnés qui jouent à ce petit jeu. Les problèmes sont rares avec les voitures que vous arrêtez. Il est étonnant de voir que toutes les villes (les plus touristiques), n’of­frent pas de service de taxi digne de ce nom. A Chiang Maï, vous ne trouverez pratiquement que des tuk tuk et des songthaews, plus quelques taxis sans compteur, souvent voitures particulières en activité extra-ordinaire. Pas de règles pour les tarifs. A titre de référence, un parcours taxi Chang Maï-aéroport ne dépasse jamais 80 bahts. La remarque suivante vaut pour les taxis, tuk tuk et songthaews : il est bon de prévoir de la monnaie, sinon vous risquez d’en être de votre poche. Prévoyez donc des petites coupures. Egalement à savoir : s’il n’y a pas de compteurs, négociez le prix avant le départ, jamais à l’arrivée… Certains touristes gardent longtemps le souvenir de tuk tuk vraiment vindicatifs. Les taxis sans compteurs portent l’enseigne « Taxi », les taxis avec compteur porte la mention « Taxi Meter ».

Le grille tarifaire est la suivante :

  • 0-2 km = 35 bahts    • 5 km = 49 bahts         • 11 km = 71 bahts
  • 19 km = 99 bahts      • 27 km = 123 bahts

Vous remarquerez que si la circulation est assez bonne, le trajet ville-aéroport à Bangkok ne dépasse pas les 150 bahts.

  • Moto-taxi. Se repèrent au dossard numéroté porté par le conducteur. Pour les porteurs de pli DHL ou ceux qui sont très pressés… de mourir. Non, sans rire, c’est parfois très pratique pour les retards aux rendez-vous, mais il ne faut pas craindre la pollution. Certains résidents les utilisent lorsque, suite aux très fortes pluies de soirées, la circulation devient vraiment impossible : c’est sportif, mais au moins, ça vous évite 4 à 5h de bouchon dans votre véhicule. 

Tuk tuk (samlor-3 roues). Vous en rêviez, les voilà. Tricycle motorisé dont le nom est devenu celui du bruit de sa détente. Très bruyant, polluant et pollué (vous avez le droit et aux gaz de la machine, et à ceux de celles environnantes), pas toujours très propre, voici un animal dont les attraits restent l’exotisme et les très courts trajets. A essayer, pour connaître les joies du demi-tour sur place ou de se faufiler dans le trafic… quand les voitures sont compatissantes. Comme les prix sont souvent proches de ceux des taxis de Bangkok, nous vous recommandons ces derniers, aux chauffeurs moins nerveux. Mais comprenant votre envie de goûter aux tuk tuk, préférez pour ce faire, Chiang Mai, Chiang Rai ou Phuket par exemple. Les tarifs restent inférieurs à 40 bahts (sauf à Chiang Mai pour les routes des usines où les tuk tuk sont commissionnés, plutôt 40 à 50 bahts et plus la nuit). Absolument fixer le prix de la course avant le départ. Un programme américano-thaï finance un projet de tuk tuk électrique visant à remplacer les 10 000 engins bruyants et polluants qui sillonnent la ville, dénoncés comme l’un des facteurs majeurs de la pollution à Bangkok. Caractéristiques de la future génération : autonomie 3h, prix 150 000 bahts, vitesse 108 km/h, coût kilomé­trique de 12′ bahts/mile. Les premiers prototypes sont à l’essai.

  • Samlor (non motorisé). L’ancêtre des tuk tuk. D’ailleurs, à la frontière laotienne, vous pourrez croiser quelques engins hybrides entre le samlor et le tuk tuk : une demi-moto raccordée au panier voyageur du samlor. Les Samlors sont à éviter quand la circulation est trop dense. Acceptable à Chiang Rai. Ne soyez pas offusqué d’être baladé par un Thaï qui pédale : il s’agit de son gagne pain et, pour quelques-uns, ce sont les classes avant le tuk tuk. Si vous êtes généreux, vous l’aurez bien aidé (prix : environ 10 à 30 bahts la course pour un touriste).
  • Songthaews (littéralement les deux rangées). Taxi collectif avec deux étages de sièges latéraux, accès par l’arrière. Pick-up couvert en général, les plus modernes sont des minis bus japonais transformés. Dans les plus grandes villes, les itinéraires sont plutôt fixes et les prix en conséquence plus bas (de 2 à 5 bahts). Ailleurs, de la même manière qu’un taxi avec parfois des déviations de parcours suivant les nouveaux clients. A Koh Samui, les noms des plages sont indiqués à l’avant (prix : 2 à 10 bahts).

Vélo

A disposition (20 ou 30 bahts par jour) dans certaines guesthouses. Plaisant dès que l’on quitte les villes moyennes et les axes fréquentés. Mountain bike à Mae Hong Son et Pat. Si vous voulez faire un périple sur l’ensemble du pays, vous n’aurez pas de diffi­culté à enregistrer votre monture sur un vol Thaï Airways ou sur un parcours train. Soyez tout de même conscient que l’avancée du moteur à explosion est fulgurante dans ce pays.

ETAT DES ROUTES, CARTES

Le réseau routier est en général très satisfaisant et bien entretenu, sauf évidemment pendant la saison des pluies. Les cartes, par contre, sont souvent limitées aux grands axes. En général, plusieurs cartes sont nécessaires pour un seul voyage, donc faire le tour des librairies pour chercher les dernières cartes parues. Le prix du super est à moins de 10 bahts, mais le carburant est souvent de qualité inégale. La loi concernant le port du casque n’a pas été votée pour l’ensemble du territoire, à vous de voir.

Autoroutes. Le programme autoroutier est encore peu développé, ce qui n’est pas sans incidence sur la sécurité des principaux axes routiers du pays. A ce jour, seule la ville de Bangkok et sa région, dispose de tronçons d’autoroutes – souvent à péages, entre 20 et 50 bahts. Les principaux axes sont des voies express, doublées sur certaines parties, ou avec une troisième voie de dépassement commune dans le meilleur des cas. Sinon, une simple route élargie, pour un trafic qu’elle contient mal. Les principales routes sont :

  • H1 : Bangkok, Nakhon Sawan, Tak, Chiang Raï, qui devrait faire partie de la trans­asiatique Pékin-Singapour.
  • H2 : Bangkok, Korat, Nong Khai, dite aussi autoroute de l’amitié, en fait un cadeau des Américains autrefois pas très amis des Vietnamiens tout proches.
  • H3 : Bangkok, Pattaya, Rayong, Trat, ou l’autoroute Sukhumvit.
  • H4 : Bangkok, Hua Hin, Rayong, Trat, Hat Yai. Ou la partie Sud de la transasiatique.

Attention, la vitesse est limitée à 90 km/h. En cas de contrôle radar, demandez absolu­ment les photos avant de payer la note.

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