De M a O suite

  • NOURRITURE

Un repas typique est toujours composé de plusieurs plats (4 ou plus) choisis indi­viduellement et partagés par tous : un curry, un plat sauté pimenté, une friture, un plat de légumes, une soupe et une omelette, accompagnés de riz. Une soupe se commande en général pour accompagner un autre plat, rarement seule. Un fried rice peut constituer une bonne alternative à un repas copieux. Il sera servi avec des légumes, ou des oeufs frits, accompagnés de boeuf, poulet, porc ou crevettes. Les nouilles se mangent à toute heure et vous les trouverez de différentes sortes.

  • Kuai Tieo : nouilles de riz larges et blanches.
  • Bami : nouilles de blé, jaunes.
  • Kleo : nouilles garnies de porc sauté.

La nourriture est très saine dans la plupart des restaurants et des hôtels. Les restau­rants sont souvent très peu protocolaires et certaines pratiques que nous avons du mal à Imaginer en France sont généralement tolérées. Ainsi, le droit de bouchon est Courant, de même que dans les bars et certaines boîtes de nuit : vous apportez votre bouteille et demandez verres et glaçons sans aucun problème… c’est même souvent gratuit. Plus étonnant encore, pour ceux qui préfèrent un plat européen, la carte du restaurant voisin vous sera apportéeit Les échoppes et les petites gargotes des marchés ne sont pas à déconseiller car on peut y manger très bien pour 20 à 30 bahts Io plat. Attention à toujours éviter l’eau non bouillie et la glace pilée.

OPIUM

Officiellement, la culture du pavot n’existe plus en Thaïlande depuis 1959. Parfois cependant, au cours d’un trekking dans la région Nord-Ouest au mois de décembre, vous pourrez apercevoir quelques espaces fleuris… Les tribus Lasu, Lisu, Hien et Huang affectionnent la culture du pavot pour sa rentabilité relative, et ses caractéris­tiques de culture (haute altitude, faible charge volumétriquebhaute valeur ajoutée, ne pourrit pas, et ne fournit pas de concurrence avec les fermiers des bonnes terres). Dans certaines tribus, les hommes voient leur santé très affectée par leur 20 ou 30 pipes quotidiennes. Leur spectacle est affligeant, peut-être aurez-vous la malchance de les croiser. Des cultures de substitution sont encouragées (fruits, thé, café et certains légumes) et contribuent à freiner la culture de l’opium. Dans certaines vallées non visi­tées par l’armée, la culture du pavot continue mais dans des proportions moindres que 05 qui se passe au Laos ou en Birmanie. Au départ, ce commerce était contrôlé d’une part par l’armée Shan qui en tirait ses revenus, et finançait son armement, et de l’autre part la fraction du Guomindang, à l’origine celle du général Lee réfugié dans le Nord de la Thal1ande. Si l’action du GMD en Thelande a été fortement réduite, le trafic des Shan persiste : la Thaïlande est un axe de passage obligé pour les trafiquants. D’ailleurs un Certain nombre de généraux et des civils de très haut rang sont officiellement impliqués dans le trafic. L’opium est à la base des opiacés, et de différentes drogues dont princi­palement la morphine, l’héroïne et la codéine. Il en faut 10 kilos pour 1 kilo d’héroïne. Dans les bus du Nord de la Thelande, faites très attention à vos bagages. Ces derniers font souvent l’objet « d’échanges » avant les contrôles policiers et vous risquez de vous retrouver en possession d’une valise (qui n’est pas la vôtre, mais comment le prouver ?) bourrée d’opium. Et surtout, n’achetez rien ! Le trafic est patronné, dans toute l’Asie, par de hauts personnages qui, de temps en temps, ont besoin de bouc émissaire. Ne *oyez pas celui-là ! Les galères étaient du genre hôtel de grand luxe, comparées aux prisons thaïlandaises, qui sont redoutables.

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