SANTE

Pharmacies

Ouvertes en général entre 8h30 et 18h. Beaucoup de médicaments fabriqués locale­ment sous licence étrangère, ou directement importés (les français en particulier) sont la plupart du temps vendus à l’unité. Lisez correctement les dates de validité. Evitez les marchés parallèles, on y trouve des médicaments interdits sous nos latitudes. Si vous avez une ordonnance et tombez en panne, négociez avec le pharmacien – qui parle en général l’anglais – un équivalent local.

Hôpitaux

Ils sont en général propres et bien équipés. Leurs praticiens peuvent avoir été formés en Europe ou aux Etats-Unis. Les hôpitaux privés des grandes villes (Bangkok, Chiang Mai; Phuket, Hat Yai, Khonkaen, Uda Thani) sont les meilleurs et d’un très haut niveau de prestations. Le service est parfois proche d’un service hôtelier, c’est dire si le personnel est compétent. Dans les autres villes, le niveau des hôpitaux publics et privés est variable. En situation d’urgence, isolés, vous pouvez aussi faire appel aux services des hôpitaux militaires. En cas d’accident grave, il n’existe malheureusement pas en Thaïlande de transport héliporté d’urgence publique. A Bangkok, cependant, la société Nihibon Flying Service a mis en service un hélicoptère SAMU pour une clien­tèle prête à payer une cotisation annuelle de 20 000 bahts. Un début.

Vous n’aurez aucun problème pour vous faire soigner en Thaïlande, les hôtels ont tous l’adresse d’un médecin. Si vous devez vous faire hospitaliser, mettez-vous en rapport avec votre assurance internationale. A défaut, celle de votre carte bleue. En cas de pépin grave, allez impérativement à l’hôpital avec votre carte de crédit ou du liquide, sinon on risque de vous laisser crever sur le pas de la porte… Vous devrez sans doute laisser une avance ou une empreinte de votre carte de crédit en caution. Mais en tant que touriste, vous passez en priorité, même dans les petites îles. Certains profitent de leur séjour pour se faire soigner les dents à moindre coût, souvent un bon calcul.

Outre les multiples « cliniques » (en fait des dispensaires ouverts 24h/24) réservées aux petits soins d’urgence ou aux maladies vénériennes, il y a aussi de très bons hôpitaux modernes et bien équipés. Ce sont les structures américaines des anciennes bases ou de nouveaux établissements financés par la famille royale. La communauté monas­tique prend aussi en charge quelques hôpitaux tenus par des bonzes. Dans tous les cas, conservez les factures médicales, en inscrivant dessus ce à quoi elles correspon­dent : le nom du praticien, les médicaments prescrits, les types de soins… En Thaïlande il n’existe pas de sécurité sociale, sauf pour les fonctionnaires, quelques Thaïs employés par des « joint ventures » (sociétés mi-thaïes mi-étrangères), certaines personnes âgées et les militaires. Deux solutions pour le Thaï en cas de maladie : soit il a la sécurité sociale et il (ou sa famille) s’engage à payer la différence ; soit il n’en a pas et sa famille doit alors faire un dépôt de plusieurs milliers de bahts et payer les frais d’hospitalisation. C’est parfois le village entier qui apporte son aide.

Vaccinations

Sont recommandées :

  • rappel de diphtérie-tétanos-polio, BCG, coqueluche (pour les enfants), rubéole (pour les adolescents n’ayant pas eu la maladie).
  • hépatites A et B.
  • typhoïde (vaccin typhine).
  • TAB en 3 injections puis rappel.
  • encéphalite japonaise recommandée si vous restez longtemps dans les régions du Nord et du centre, en saison des pluies et en milieu rural.
  • revoir la date d’échéance de votre vaccination fièvre jaune (valable 10 ans).
  • le vaccin contre le choléra vous assure une protection de faible durée (6 mois). Celui contre la rage est à conseiller, car il faudrait tout de même vous faire vacciner à nouveau en cas de morsure.

 

  • Brûlures, coupures, morsures et piqûres. Le soleil des tropiques frappe fort et vite : à votre arrivée sur la plage, jetez « un coup d’oeil » sur les peaux rouges des brûlés qui vous entourent. Une autre caractéristique des tropiques est le long délai de cicatri­sation des plaies, voire la rapide infection des coupures, morsures, piqûres. La nage, le snorkeling ou la plongée peuvent occasionner des désagréments comme les coupures de coraux, les brûlures de méduses (principalement pendant la saison des pluies), le contact avec les oursins ou, plus grave, avec les poissons-pierre -heureusement peu répandus. Ces coupures, brûlures et piqûres en plus d’être doulou­reuses, sont difficiles à cicatriser (c’est particulièrement vrai pour le corail). Il faut les désinfecter immédiatement. Retirer (s’il en reste) les filaments de méduse en y appli­quant du vinaigre, dissoudre les épines d’oursins en employant… de l’urine. Pour les poissons-pierre, il est recommandé d’immerger votre pied souffrant dans un bain d’eau très chaude, en attendant l’arrivée d’un médecin. Du côté terrestre, les morsures de serpent, les piqûres d’araignée ou de scorpion sont rares. Il est recommandé de capturer l’animal coupable pour identification. Contacter ensuite l’hôpital le plus proche qui dispose de stocks d’antisérum produit par la Snake Farm (Sawapha Institute) à Bangkok. Avant de partir en trekking, sachez qu’il existe des kits de sérum disponibles à la vente, mais ils sont spécifiques à chaque poison, et nécessitent aussi des intraveineuses. Outre la pose d’un garrot, il est conseillé de boire beaucoup de café ou de thé. Rassurez-vous, la plupart des scorpions thaïlandais ne sont pas mortels. Vérifiez tout de même vos chaussures avant de les enfiler le matin !
  • Paludisme. Des trois maladies transmises par les moustiques en Thailande (paludisme, dengue, encéphalite japonaise), le paludisme est la plus sérieuse. D’autant plus que de nombreux cas sont du type Falpicarum Malaria, incurables donc mortels. Chacun s’accorde à reconnaître que les zones frontières avec la Birmanie et le Cambodge sont « à risques », en particulier les provinces de Kanchanaburi et Trat (Me de Koh Chang comprise). Les frontières du Nord également (régions de Mae Hong Son et Mae Sai). On recommande la vigilance dans tous les centres non urbains. Ko Samet a été signalé comme un îlot de résistance. Ceux qui prévoient de longs trekkings dans les jungles et les forêts frontalières doivent absolument prendre leurs précautions du crépuscule à l’aube (traitement préventif, moustiquaire, vêtements couvrant tout le corps et lotions anti-moustiques…).

Le seul vrai moyen de se protéger du paludisme est encore de ne pas se faire piquer… Les premiers symptômes de la malaria peuvent apparaître après plusieurs semaines ou plusieurs mois suivant le passage du fatidique moustique. Ils sont comparables à ceux d’un gros rhume : maux de tête et fièvre, puis viennent tremblements et sueurs, de très fortes fièvres, vomissements et même diarrhées. Le paludisme peut être diagnostiqué à partir d’une simple prise de sang. Pour ce qui est du traitement préventif, il est difficile de vous conseiller dans la mesure où les avis des spécialistes divergent. Généralement, la néfloquine (lariam) et le doxycycline sont préconisés dans

les zones résistantes à la chloroquine (nivaquine) et au proguanil (paludrine).

Mais ces médicaments ne sont pas sans effets secondaires et sont à proscrire pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. En outre, il semblerait que le paludisme soit maintenant devenu résistant à la néfloquine, à plus de 80 % en Thaïlande. De manière ponctuelle, elle peut être efficace, mais certains experts le nient ! Comme tout cela évolue très vite (en particulier la résistance aux nouveaux traitements), renseignez-vous auprès de l’institut Pasteur ou au centre Air France. Si vous devez effectuer un séjour prolongé en zone à risques, contactez le centre des maladies tropicales de Bangkok. On vous renseignera précisément sur la nature des risques et le traitement adéquat. A surveiller également, l’évolution de certains traitements, comme le nouveau vaccin SPF 66 du Colombien Patarroyo et des dérivés chimiques de l’herbe chinoise Qinghaoqui. Seront-ils plus efficaces ?

Dengue. Transmise par le moustique de jour Aedes, essentiellement durant la saison des pluies et en zone urbaine. Son nom fait souvent sourire, ses effets beaucoup moins. Comme il s’agit d’un virus, il n’existe ni traitement ni vaccination. Les symptômes sont très soudains : violents maux de tête, fortes fièvres, douleurs articu­laires les premiers jours suivis, après une période de calme, par des tremblements de tout le corps. En clair, la dengue peut vous laisser à plat pendant plusieurs semaines. Plus grave mais plus rare, la dengue hémorragique. Elle nécessite une hospitalisation (évitez l’aspirine dans tous les cas). Ceci dit, elle ne frappe généralement que ceux ayant déjà subi la dengue.

  • Encéphalite japonaise. Touche principalement les régions centre et Nord à la saison des pluies – surtout en zone rurale. Transmise du cochon à l’homme par un moustique nocturne, le Culex, l’encéphalite japonaise peut être mortelle : fièvre, maux de tête, vomissements, convulsions, paralysie et, au stade final, coma. Heureusement, il existe un vaccin pour ceux qui feraient un reportage photo dans les rivières du Nord, à la saison des pluies (idem au Vietnam). Le vaccin, d’origine japonaise, nécessite trois injections, à une semaine puis à un mois d’intervalle, rappel au bout d’un an, puis tous les quatre ans. Attention cependant! à ses puissants effets secondaires.
  • Rage. Quelques dizaines de décès tous les ans à Bangkok, presque 200 au total en Thailande. Attention aux morsures des chiens, chats, singes et autres animaux à sang chaud, aussi sympathiques soient-ils (écureuils). En cas de morsure, lavez immédiatement la plaie à l’eau, au savon et avec un bon désinfectant. Contactez l’hôpital ou le centre antirabique le plus proche. Les symptômes de soif et de spasmes musculaires sont associés au stade final de la rage. Il devient urgent d’agir. Essayez également d’identifier et d’isoler l’agresseur (évidemment très difficile s’il s’agit d’une chauve-souris). Le vaccin contre la rage n’est qu’un retardant et ne vous dispense pas d’inoculations supplémentaires. A conseiller uniquement pour les séjours de longue durée dans les zones à hauts risques.
  • Choléra. Annuellement, au début de l’été et de la saison des pluies, il revient dans les zones à faible hygiène. Si vous prenez les précautions hygiéniques élémentaires, vous ne serez pas concerné. Le vaccin est efficace à 50% et sa durée limitée. Les symptômes sont violents : diarrhées et vomissements ininterrompus, déshydratation et extrême faiblesse générale. Le choléra est mortel et l’hospitalisation doit être immédiate. Ses foyers de développement sont largement annoncés par la presse et les médias. C’est le plus souvent la maladie du pauvre.
  • ·Typhoïde. Egalement transmise par l’eau et la nourriture. Les symptômes sont presque classiques, si ce n’est qu’ils sont croissants. Une fièvre bénigne devient plus sérieuse, elle s’accompagne de vomissements et de diarrhées, de tremblements et de déshydratation, suivi de complications graves : pneumonie et péritonite par exemple. En cas d’infection, la maladie se traite à coup de cipofloxacine ou d’antibiotiques. Le vaccin semble efficace à 70 %. Auparavant en trois injections, le nouveau vaccin Typhim n’en nécessite plus qu’une seule. Fortement recommandé.
  • Hépatites A et B. L’hépatite B se transmet par le sang, la salive et les rapports sexuels. La A est liée à la nourriture et à l’eau. Symptômes : fièvre, fatigue générale, vomissements, peau, visage et yeux virant au jaune. L’incubation pour la A est d’un mois, plusieurs pour la B. Il n’y a pas de traitement existant mais d’excellents vaccins ou sérums. Absolument recommandés. Prenez de l’avance, il s’agit de multi-injections.
  • Sida. Pays à très hauts risques. La contamination se développe aujourd’hui surtout dans la population hétérosexuelle. Le Thaïlandais, même marié, reste un sacré chaud lapin qui ne trouve pas le préservatif pratique. Les femmes et les enfants en pâtissent. La situation dans certaines zones, en particulier clans le Nord et les zones rurales, est particulièrement grave. Le chiffre de 300 nouvelles contaminations journalières est avancé. De sérieux progrès auraient été obtenus pour les transfusions sanguines où le risque est pratiquement nul dans les meilleurs hôpitaux. Les dernières estimations du ministère de la santé donnent 75 000 séropositifs pour une population de 60 millions, dont plus de 75 % ont entre 20 et 40 ans. D’après le directeur du programme des Nations-Unies de lutte contre le sida, la moitié des 2,5 millions de personnes qui ont été contaminées en 1995 par le virus HIV, sont d’origine asiatique… Et la Thaïlande figure en tête des pays de la zone.
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