La grande diversité de la faune en Thaïlande

Les eaux bordant les deux côtés de la péninsule thaïlandaise sont peuplées de centaines d’espèces de coraux. Les récifs constituent un habitat idéal pour d’innombrables espèces de poissons, de crustacés et de minuscules invertébrés. On y trouve l’un des plus petits poissons au monde (le gobie de 10 mm) mais aussi le plus grand (le requin baleine avec ses 18 m de long), et d’autres habitants caractéristiques tels le poisson-clown, le poisson-perroquet, la girelle, le scalaire, le baliste et le poisson-lion. Dans les profondeurs se croisent des espèces plus imposantes – mérous, barracudas, requins, raies mantas, marlins et thons. On peut aussi y apercevoir des tortues, des baleines et des dauphins.

La Thaïlande est signataire de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), néanmoins, l’application des interdictions commerciales touchant ces espèces souffre d’un laxisme notoire – il suffit de se promener entre les stands d’animaux du marché du week-end de Chatuchak à Bangkok pour constater que les lois sont enfreintes en toute impunité. À cause de la disparition des habitats naturels, de la pollution et du braconnage, un nombre terrifiant de mammifères, de reptiles, de poissons et d’oiseaux sont menacés. Même les populations d’espèces jadis courantes déclinent à une vitesse alarmante. Les espèces rares de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’insectes, de coquillages et de poissons tropicaux font l’objet d’un trafic juteux en direction de collectionneurs du monde entier, ou sont tout simplement tuées pour faire des souvenirs touristiques. Si à votre hôtel de Phuket , l’on vous propose du corail , refusez ! Grâce a la vigilance des centres de plongées de ko Tao , le commerce de corail a disparu.

Nombre d’espèces marines sont également menacées, notamment le requin baleine, dont la présence dans les eaux thaïlandaises se fait de plus en plus rare, et la tortue marine, littéralement massacrée pour ses oeufs, sa chair et sa carapace. Beaucoup d’autres espèces de requins, chassées pour leurs ailerons dont on fait des soupes, sont menacées d’extinction.

Espèce rare, le dugong (aussi appelé lamantin ou veau marin), que l’on pensait autrefois disparu de Thaïlande, survit cependant en quelques endroits, principalement dans la province de Trang, dans le sud du pays. Toutefois, la disparition de son habitat naturel et la pollution occasionnée par les bateaux de tourisme le mettent chaque jour un peu plus en danger.

Le gouvernement thaïlandais prend peu à peu conscience de la nécessité de préserver l’environnement, peut-être grâce aux efforts et à la volonté de la reine Sirikit. Nombre de zoos du royaume sont désormais dotés de programmes de reproduction et de préservation. Les organismes écologistes, tel le Gibbon Rehabilitation Centre (centre de réhabilitation des gibbons ), de Phuket font oeuvre de pédagogie auprès du public, l’informant sur les espèces indigènes. Ces organismes sont à l’origine de plusieurs projets de sauvetage et de réintroduction des animaux dans la nature.

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