La musique en Thailande

La musique thaïlandaise traditionnelle surprend l’oreille du visiteur car l’octave comporte des intervalles différents de ceux de l’octave européenne. Les gammes thaïlandaises furent transcrites pour la première fois par le compositeur germano-thaïlandais Phra Chen Duriyanga (Peter Feit), qui composa l’hymne national en 1932.

L’orchestre classique, le ‘bèepâht, peut compter de 5 à 20 musiciens. Instrument à cordes le plus populaire, le jalkéh, sorte de guitare étroite que l’on pose sur le sol pour en jouer à l’horizontale, est probablement la version thaïlandaise de la vina indienne. Parmi les instruments à vent en bois, on trouve le khlùi, flûte toute simple, et le ‘bèe, sorte de hautbois à l’anche en roseau inspiré du shennai indien. Vous entendrez jouer du bèe si vous assistez à un match de boxe. Le saw, instrument à trois cordes sans frettes, rappelle le shamisen japonais. Le rcihnàht tèhk est un xylophone en bambou dont on joue avec des mailloches en bois. Dans les restaurants d’hôtels de Bangkok , de nombreux groupes de musique se produisent.

L’instrument sans doute le plus familier aux oreilles occidentales est le kim, que l’on entend en fond sonore dans les restaurants thaïlandais du monde entier. Cet instrument à cordes frappées, de la famille des cithares, se joue avec deux baguettes légères en bambou. Très curieux, le kôrng wong yài consiste en un ensemble de gongs accordés et disposés en demi-cercle sur un portant en bois. Le dàpohn, tambourin double, marque le tempo.

La scène musicale contemporaine est très dynamique et variée. Le lôok tûng est sans conteste le genre le plus populaire. Équivalent de la musique country américaine, il s’adresse principalement aux classes laborieuses. Les années 1970 ont vu naître un nouveau genre musical, le pleng pêua cheewit (littéralement « musique pour la vie »), inspiré du rock engagé qui se jouait aux États-Unis et en Europe. Aujourd’hui, il existe des centaines de groupes visant un public jeune, des boys-bands (ou girls-bands) aux groupes de hard-rock, dont la musique, facile à entonner, est tout aussi difficile à oublier ! Les trois plus grandes icônes de la musique thaïlandaise contemporaine sont le groupe de rock Carabao, la pop-star Thongchai « Bird » Maclntyre, et la reine du lôok tûng, Pumpuang Duangchan, morte tragiquement en 1995.

Les années 1990 ont vu l’émergence d’une scène pop alternative – connue sous le nom de pleng tdi din (musique underground) – àBangkok. Modem Dog, groupe inspiré de la pop anglaise, est célèbre pour avoir popularisé la musique thaïlandaise indépendante. Son succès a ouvert la voie à d’autres de la même veine tels Apartment for Khun Pa, Futon, Chou Chou et Calories Blah Blah. Parmi les groupes de rock qui remplissent régulièrement les stades, citons Loso, Big Ass, Potato et Bodyslam.

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