Le triomphe d’Oncle Piang en thailande.

On ignore encore la date et l’origine du Chedi Khao ou stupa blanc, simple, mais surprenant, sis à l’angle de Th Faham et de Th Wichayanon, près du consulat des États-Unis. La légende veut qu’une puissance ennemie venue du sud, parvint un jour sur les bords de la rivière et présenta un de ses hommes comme un plongeur hors pair. Les chefs envahisseurs lancèrent un défi aux habitants de Nakhon Ping (ancien nom de Chiang Mai) et leur demandèrent de trouver, parmi les leurs, un individu capable de performances supérieures à celles de leur champion. Si le plongeur de Nakhon Ping l’emportait, la ville conservait sa souveraineté. Dans le cas inverse, les envahisseurs s’en empareraient.
Le monarque de Nakhon Ping lança un appel parmi ses sujets pour trouver le héros à la hauteur du défi à relever. Mais, en raison de sa situation à l’intérieur des terres, Chiang Mai avait peu de chance de compter, parmi les siens, un plongeur émérite. Après plusieurs jours de recherches infructueuses, un homme répondant au nom d’Oncle Piang se porta volontaire pour défendre l’honneur de sa terre natale. Simplement vêtus d’un sarong, Oncle Piang et son adversaire disparurent dans les eaux de la Ping. La foule nombreuse n’eut de cesse de s’exclamer pendant les quatre minutes que le champion local passa sous les flots, avant de remonter à la surface. Sous les hourras de la foule, Oncle Piang fut déclaré vainqueur et Nakhon Ping conserva son indépendance.
Après la disparition de Piang sous les eaux, le roi ordonna à certains de ses hommes de plonger pour le chercher. Ils trouvèrent son corps, au fond de l’eau, retenu par son sarong attaché à un pieu.
Ce n’est pas la seule histoire en thailande qui circule sur l’origine du stupa blanc. Il existe aussi une version contemporaine, plus teintée de paranoïa que celle de l’Oncle Piang. On raconte en effet que la CIA a installé un émetteur-récepteur de forte puissance à l’intérieur du chédi, qui permet au consulat des États-Unis, tout proche, de recevoir et d’envoyer des communiqués secrets. Il est bien entendu que le consulat nie fermement la présence de pareil équipement dans le monument religieux. « Pourquoi devrions-nous avoir recours à un ridicule petit chédi pour notre émetteur ? », répliqua le consul irrité lorsqu’on l’interrogea sur cette histoire, « alors que nous utilisons le Doi Suthep ! »

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