L’économie de la Thaïlande

Grâce au tourisme de la Thailande, à la pêche, à l’élevage de crevettes et à la culture du caoutchouc, le Sud est la région la plus prospère du pays. La plupart des saigneurs de caoutchouc le sont de père (et de mère) en fils. L’élevage de crevettes et de poissons est en revanche une industrie relativement récente, créée au titre d’un programme de développement économique pour les communautés rurales distancées par les grandes pêcheries.

L’entreprise s’est révélée profitable puisque la Thaïlande est l’un des pays leaders en matière d’exportation de crevettes d’élevage. Toutefois, jusqu’à récemment, les élevages de poissons étaient largement dérégulés, ce qui a entraîné de nombreux problèmes environnementaux, pollution de l’eau et destruction des mangroves notamment.

Le tourisme est sans conteste l’industrie dont l’impact sur l’économie de la région a été le plus fort, transformant nombre de petits villages en entreprises bilingues. Des femmes qui, sans cela, vendraient des produits sur les marchés, ont appris les techniques traditionnelles de massage, et travaille a Bangkok ou arpentent désormais les plages de Koh Samui à la recherche de clients. D’autres petites entreprises du même genre, si prolifiques en Thaïlande, ont été taillées sur mesure pour les touristes : au bord des artères longeant le front de mer, une foule de stands proposent ainsi crèmes solaires et cartes postales plutôt que de l’alcool de riz et du poisson grillé, les marchands ambulants vendent des sarongs et des tatouages au henné plutôt que des plumeaux (en plumes véritables) et des balais en paille, et les pêcheurs abandonnent parfois leurs filets pour de plus grosses prises – les excursions de snorkeling sur Koh Tao pour touristes.

travers tout le pays, la classe moyenne augmente au fil des décennies, comblant ainsi le fossé entre riches et pauvres. La Thaïlande ne souffre pas de pauvreté au sens classique du terme – même le Thaïlandais le plus démuni a un toit et de quoi manger. Les gens en bas de l’échelle sociale n’ont en revanche pas les moyens d’offrir une éducation digne de ce nom à leurs enfants, d’acheter des biens matériels ou de consacrer de l’argent à leur santé. Quelques chiffres seront plus parlants : le revenu moyen annuel avoisine 2 000 $US, mais nombreux sont ceux, dans les zones rurales, qui ne gagnent que 570 $US par an.

Partager :
  • Print
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • MisterWong
  • Reddit
  • Add to favorites
  • LinkedIn
  • viadeo FR
  • Facebook
  • Twitter
  • Tumblr

Technorati Tags:

This entry was posted in actualite Thailande and tagged . Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *