MOINES ET NONNES EN THAILANDE

La religion en Thaïlande est très importante , vous croiserez beaucoup de moines pendant votre séjour en Thaïlande


Socialement, il est du devoir de tout homme de passer une brève période de sa vie comme moine (bhikkhu en pâli ; phrd ou phrâ phiksù en thaï), de préférence après la fin de ses études et avant d’entamer sa carrière et de se marier. Les hommes ou les garçons de moins de 20 ans peuvent devenir novices (samanera en pâli, naen en thaï), ce qui n’est pas rare, car une famille acquiert beaucoup de mérite quand un de ses fils prend la robe et la sébile. Traditionnellement, les novices passaient 3 mois au wat, pendant le carême bouddhique, qui commence en juillet et coïncide avec la saison des pluies. De nos„ours, ils n’y séjournent plus qu’une semaine. La Thaïlande abrite 32 000 monastères et 460 000 moines, dont beaucoup le resteront leur vie entière. Les moines résidant en ville s’attachent surtout à l’étude des textes bouddhiques, alors que ceux vivant dans les forêts tendent à pratiquer davantage la méditation. Autrefois, le bouddhisme indien comptait un ordre monastique distinct pour les religieuses. Baptisées bhikkhuni, elles prononçaient plus de voeux que les moines (311 contre 227). Fondée en Inde, la bhikkhuni sangha fut introduite au Sri Lanka par Sanghamitta Theri, fille du roi Ashoka, environ deux siècles après Bouddha. La tradition s’est éteinte au XIII’ siècle, suite à l’invasion hindoue des Chola. Par la suite, des moines originaires du Siam parcoururent le Sri Lanka pour rétablir la sangha des moines mais, comme l’ordination de religieuses n’existait pas en Thaïlande, la bhikkhuni sangha sri-lankaise ne fut rétablie que très récemment. En Thaïlande, l’équivalent moderne de cet ordre est représenté par les mâe chii (« mère-moine »), femmes menant une existence monastique en qualité d’atthasila – « nonnes aux 8 préceptes”. Leurs homologues religieux masculins les dépassent largement en nombre (le rapport est de 46 moines pour une religieuse). Les nonnes ont le crâne rasé, portent des robes blanches et prononcent leurs voeux lors d’une cérémonie d’ordination semblable à celle des moines. De manière générale, il est moins « prestigieux » pour une femme que pour un homme d’entrer dans les ordres. Si les fidèles mettent un point d’honneur à offrir de nouvelles robes et des objets décoratifs aux moines, ils se montrent moins empressés envers les nonnes. Les religieuses officiant rarement lors des cérémonies au nom des laïques, il apparaît donc moins avantageux de leur faire des cadeaux. En outre,les Thaïlandais mesurent fréquemment l’acquis spirituel au nombre de préceptes observés. Les mâe chii, qui n’en observent que huit, ont donc, à leurs yeux, sensiblement moins de mérite que les moines. Un mouvement récent en faveur de l’ordination de bhikkhuni au Sri Lanka a néanmoins impulsé des changements. En 2002, pour la première fois, une femme a été ordonnée en Thaïlande .

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