PARCS NATIONAUX EN THAILANDE

Depuis plusieurs décennies, quelque soixante sites sont devenus des zones protégées. Ces zones, maritimes ou terrestres, sont réparties sur l’ensemble du terri­toire de la Thaïlande. Mais la faune et la flore de ce pays, toutes deux incroyablement diversifiées, ne sont pas forcément complètement sorties d’affaire, beaucoup d’espèces ne survivront pas à la déforestation massive qu’a subi le pays. La mode du tourisme vert est cependant arrivée à point nommé, pour essayer d’offrir un substitut de revenus à des régions survivant auparavant grâce à l’exploitation forestière.

Ours noirs, tigres, oiseaux exotiques, serpents ou poissons multicolores sont aujour­d’hui devenus autant d’entrées de devises potentielles, souhaitons-leur tout de même de ne pas trop se faire rares.

Conseil : ne partez pas à l’aventure seuls. Il est préférable de prévoir son itinéraire à l’avance, de réserver les bungalows susceptibles de vous héberger en cours de parcours, et puis d’essayer de penser à tout… Cela dépendra évidemment d’où vous Irez, mais n’oublier pas d’emmener de l’eau (deux litres par personne et par jour), de faire un chek up complet du véhicule que vous louerez, de prévoir les moustiques et autres pénibles petites bêtes. Toujours garder en mémoire que sur votre parcours, ceux que vous croiserez ne parleront même pas l’anglais. Enfin, prenez en compte qu’un parc est très différent selon la période de l’année où vous le visiterez.

QUELQUES PARCS

Phu Kradung. Pistes balisées. Au Nord, Nord-Ouest du pays. Fermé de juin à octobre. Sur les hautes terres, à plus de 1 000 m d’altitude, dans la province de Loei. Des forêts, des sapins (mais oui!), des cascades, des animaux…

Doï Inthanon. Près de Chiang Maï, ce parc abrite le sommet le plus haut du pays, 2 565 m – sachez qu’il n’y fait pas chaud… quand il n’y pleut pas. Des tribus de monta­gnards habitent ces régions (Hmong et Karen). Vous y croiserez trois types de végétation, sans compter les cultures de l’homme – qui a pas mal fait des siennes dans la région ! Les ours noirs d’Asie, macaques, léopards et autres mangoustes reviennent de loin. Cascades magnifiques..

Khao Yai. Pistes balisées. L’aîné des parcs nationaux thailandais, et l’un des plus importants au monde. Ouvert pendant la journée seulement, après l’adoption en 1992 d’une curieuse mesure liée à une affluence trop nombreuse. Susceptible de rendre service aux nombreuses espèces animales ayant élu domicile ici ?

Erawan et Saï Yok. Deux parcs dans la province de Kanchanabury, au coeur de la vallée de la rivière Kwai. La trop célèbre chute d’eau du premier est impressionnante. Des centaines de milliers de visiteurs sont impressionnés tous les ans, la grotte de Phratat est leur autre passage obligé. Le second parc abrite – entre autres – des sites archéologiques du plus haut intérêt.

Khao Sam Roi Yot. Presque cent kilomètres carrés de collines au-dessus d’étendues marécageuses et de superbes plages. C’est magnifique. Des petits singes, des léopards, 300 espèces d’oiseaux différents, mais… des moustiques, que de moustiques !

Ire Khao Chamao- Khao Wong. A trois heures de Bangkok, deux étendues sauvages dans la province de Rayong. Vous êtes dans un véritable laboratoire à ciel ouvert pour les biologistes du monde entier. Le nombre de variétés de mammifères au kilomètre carré est ici incomparable. On peut y dormir – réserver de Bangkok – et vous risquez d’être la bestiole la moins adaptée à la forêt. Une expérience à ne pas manquer.

Ang Thong (parc marin). Des dizaines de magnifiques îles et d’archipels, au large de Surat Thani, et près de Koh Samui. Donc l’obligation de se faire prendre en charge par des spécialistes. Partout, au-dessus et en dessous de l’eau, des animaux qui n’auraient pas quitté le paradis terrestre… si seulement un certain mangeur de pomme pouvait un peu se faire oublier.

le Hat Nopparat Thara-Koh Phi Phi. Presque 400 km2 d’eau salée limpide, limpide… près de Krabi et des îles Phi Phi. Un véritable sanctuaire sous-marin qu’un tourisme exacerbé tuerait. Sous l’eau vous attend, à la bonne saison, tout ce que vous avez toujours voulu voir autrement que par les caméras d’une certaine Calypso.

Il n’y a guère plus de trente ans, la forêt couvrait encore plus de la moitié du pays. Aujourd’hui, elle s’étend à peine sur 10 % du territoire, ce qui est insuf­fisant pour l’auto-entretien de son écosystème. Le premier parc naturel a été ouvert en 1962 (Klao Yai National Park) et on en dénombre aujourd’hui plus de 75, se partageant quelques 40 000 km2. Une augmentation accompagnée d’une réelle prise de conscience écologique des pouvoirs publics, qui ont fait passer les surfaces de coupes légales de 4 800 km2 à 380 km2 par an.

Un certain éco-tourisme est mis en valeur depuis quelques années et les respon­sables du tourisme cherchent à promouvoir la visite des grands parcs comme Doi Intharon, Mae Ping, Khao Yai, Erawan ou Tura Tao. Des bungalows collectifs sont mis à la disposition des visiteurs, il est possible également d’y faire du camping. Les prix sont modestes, 20 bahts pour la location d’une tente, entre 100 bahts et 150 bahts pour un bungalow. Certains parcs disposent également d’un restaurant ouvert généralement pendant la saison touristique, de décembre à mai.

 

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